Le séminaire international NEEMA explore les voies vers la résilience alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest

Cet événement constitue un élément essentiel du projet NEEMA, qui rassemble des institutions universitaires de premier plan d'Afrique de l'Ouest et d'Europe.
Le séminaire international NEEMA explore les voies vers la résilience alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest

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L’université de Séville accueille le séminaire international sur les observatoires de la résilience alimentaire et nutritionnelle du 14 au 18 juillet 2025. S’inscrivant dans le cadre plus large du projet NEEMA de l’université européenne Ulysseus, cet événement rassemble de grandes institutions universitaires d’Afrique et d’Europe. Parmi les participants figurent des représentants de l’Université Cheikh Anta Diop et de l’Université Amadou Mahtar Mbow au Sénégal, de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako au Mali, de l’Université de Niamey et de l’Université de Tahoua au Niger, ainsi que de l’Université Thomas Sankara au Burkina Faso, aux côtés de l’institution coordinatrice, l’Université de Séville.

Réunion Neema à Séville

De la boîte à outils à la transformation : la collaboration mondiale de NEEMA

L’un des thèmes centraux du séminaire est l’élaboration de la boîte à outils sur la résilience alimentaire et nutritionnelle (FNR), pilotée par l’université de Séville. Cette boîte à outils constitue une étape stratégique pour le projet NEEMA et est conçue pour accompagner divers acteurs, notamment les enseignants, les étudiants, les travailleurs humanitaires et les décideurs. Elle fournira des conseils pratiques et des ressources pédagogiques visant à améliorer la distribution de l’aide alimentaire et à renforcer la résilience des communautés dans les régions confrontées à l’insécurité alimentaire.

Observatoires de la résilience : une approche collaborative pour le suivi et le partage des solutions en matière de sécurité alimentaire

Outre la boîte à outils, le séminaire a été l’occasion de présenter et de débattre de l’initiative visant à créer des observatoires de la résilience alimentaire et nutritionnelle à travers l’Afrique de l’Ouest. Ces observatoires sont conçus comme des plateformes de suivi, d’analyse et d’orientation politique. Des représentants des universités africaines partenaires ont participé à la session afin d’échanger des idées sur la structure, les objectifs et les stratégies de mise en œuvre de ces observatoires.

L’un des volets particulièrement enrichissants de ce séminaire est la table ronde consacrée à l’analyse d’observatoires similaires dans d’autres régions du monde et au partage des meilleures pratiques. Parmi les principaux intervenants de cette session figuraient María Teresa González Montero, qui a présenté l’expérience de l’Observatoire du droit à l’alimentation pour l’Amérique latine et les Caraïbes ; Noelle Salah Cvitacovic, de la FAO ; Héctor Silveira, qui a évoqué l’Observatoire espagnol du droit à l’alimentation ; Judith Kambore, du mouvement SUN (Scaling Up Nutrition) ; ainsi que Lisbeth Paillacho et ses collègues de l’Université Buyi Mayi en République démocratique du Congo. Les contributions d’Expertise France et d’Otilia Cordero, qui a également apporté son éclairage sur le contexte latino-américain, ont encore enrichi le dialogue.

Le séminaire comprend également une présentation sur le IIIe Sommet parlementaire contre la faim en Afrique, organisé en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Un débat sur la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans est également organisé, au cours duquel s’exprimeront des représentants de la FAO et des invités venus de pays tels que l’Indonésie, le Royaume-Uni, le Niger et l’Espagne, apportant ainsi des points de vue variés.

Cette rencontre internationale s’inscrit dans le cadre de la mission plus large de NEEMA, qui consiste à renforcer les établissements d’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest et à développer des outils et des réseaux innovants visant à promouvoir la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Les résultats de cette semaine devraient apporter une contribution significative aux objectifs généraux du projet NEEMA ainsi qu’à la coopération régionale en matière de résilience alimentaire.

Carmen Vargas, coordinatrice générale d'Ulysseus, et Rocío Martínez de Pablos, directrice académique d'Ulysseus

À propos de NEEMA

NEEMA est un projet de renforcement des capacités d’une durée de 36 mois, mené par l’Université européenne Ulysseus et financé par le programme ERASMUS+. Il s’inscrit dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe et de la stratégie «De la ferme à la table», en adaptant ces cadres aux défis spécifiques du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.

Dirigé par l’université de Séville, NEEMA vise à renforcer la résilience alimentaire et nutritionnelle, en mettant l’accent sur les populations vulnérables. Le projet implique 14 universités à travers l’Afrique et l’Europe, encourageant la collaboration, concevant des programmes d’études contextuels et lançant des initiatives pilotes pour renforcer les capacités locales en matière de sécurité alimentaire et de durabilité.