Une délégation de l’Université de Séville visite Ouagadougou
NEEMA poursuit le renforcement de ses initiatives de collaboration et de développement des capacités en Afrique de l’Ouest. Cette fois-ci, une délégation de l’Université de Séville s’est rendue à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, l’un des quatre pays sahéliens participant au projet. Une semaine à Ouagadougou, fin janvier, ponctuée d’activités thématiques et de visites institutionnelles, témoigne de l’engagement du projet à améliorer la résilience alimentaire et nutritionnelle dans tout le Sahel.
La mission a débuté avec la participation des professeurs Miguel Ángel Martín López (coordinateur du projet) et Daniel Coq Huelva (représentant américain du WP3) au séminaire en présentiel sur la résilience alimentaire et nutritionnelle prévu dans le cadre du lot de travail 2 et qui s’est tenu à l’Université Thomas Sankara.
Le lendemain s’est tenue la cinquième réunion en présentiel du Comité de pilotage NEEMA, en présence de représentants des différentes universités partenaires impliquées dans le projet. Comme lors des réunions précédentes, certains établissements ont également participé en ligne, permettant ainsi un examen conjoint de l’avancement du projet.
Outre un examen approfondi de l’état d’avancement de chaque lot de travaux, la réunion a abordé les points stratégiques clés suivants :
- OUDerniers détails avant le lancement de la formation en ligne sur la résilience alimentaire et nutritionnelle prévue dans le cadre du lot de travail 2, dirigé par l’USJPB (Mali) et développé collectivement par l’ensemble du consortium et pionnier dans la région
- Des progrès ont été réalisés dans la mise en place de l’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition en Afrique, conformément au volet de travail n° 4 et sous la direction de l’UCAD (Sénégal). Cette initiative, développée dans le cadre du NEEMA, intervient dans le domaine du droit à l’alimentation, de la nutrition, de la souveraineté alimentaire, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de la recherche scientifique et de la recherche-action, en adoptant une approche multidisciplinaire et multisectorielle. La plateforme est ouverte aux universitaires, aux acteurs de la société civile, aux organisations d’agriculteurs et aux parlementaires.
- Débat sur l’élaboration de la stratégie et du plan d’action de NEEMA. L’élaboration de ce document stratégique est également prévue dans le cadre du lot de travail 4, et le consortium a profité de cette réunion pour échanger des idées clés sur chaque point.
Outre le suivi opérationnel, cette réunion a permis d’évaluer la qualité de la mise en œuvre du projet et de mesurer dans quelle mesure les objectifs fixés ont été atteints. Les responsables des différents lots de travaux ont partagé les difficultés rencontrées, les bonnes pratiques identifiées et diverses recommandations visant à optimiser les activités prévues pour la phase finale du projet.


Le 28 janvier, la Table ronde internationale sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle s’est tenue au Burkina Faso. Cette activité, qui s’inscrivait dans le cadre du deuxième volet du projet, portait sur le cadre juridique, la gouvernance et les initiatives nationales pour une résilience durable en contexte de crise. Outre des représentants de l’Université de Séville et des universités partenaires du Burkina Faso, Thomas Sankara et Nazi Boni, des membres d’institutions publiques œuvrant pour la résilience alimentaire et nutritionnelle, ainsi que des étudiants du cours NEEMA, y ont participé. Le premier panel a analysé les politiques et la gouvernance relatives au droit à la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso, tandis que le second a examiné la gouvernance et les actions liées à la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans une perspective locale.

La visite à Uagadougou de la délégation de l’Université de Séville s’est conclue par une réunion de haut niveau à la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, au cours de laquelle le coordinateur du NEEMA, Miguel Ángel Martín, Daniel Coq Huelva, responsable du lot de travail 3, et des représentants de l’Université Thomas Sankara et de l’Université Nazi Boni ont examiné les progrès accomplis et abordé les défis opérationnels qui se posent dans la mise en œuvre des activités prévues dans le pays.

A propos de NEEMA
NEEMA est un projet de formation de 36 mois de l’Université européenne Ulysse, financé par le programme Erasmus+. Il s’inscrit dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe et de la stratégie « De la ferme à la table », en adaptant ces cadres aux défis spécifiques du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.
Piloté par l’Université de Séville, NEEMA vise à améliorer la résilience alimentaire et nutritionnelle, en particulier auprès des populations vulnérables. Ce projet, qui réunit 14 universités d’Afrique et d’Europe, encourage la collaboration, conçoit des programmes d’études adaptés au contexte local et lance des initiatives pilotes pour renforcer les capacités locales en matière de sécurité et de durabilité alimentaires.